07 novembre 2009
Se taper la te-hon, la suite
C'est-à-dire qu'un jour, on avait dit qu'on raconterait nos pires hontes.
Rappelle toi : tout avait commencé chez Manu. Et on avait drôlement rigolé.
Et puis on avait continué ici. Même que je t'avais raconté que courir avec des tongs est un pari risqué. Et là aussi, tu t'étais drôlement foutu de ma gueule.
D'aucuns diront que je tends le bâton pour me faire battre. Certes.
Mais :
1/ sur ce blog, on sait que le ridicule ne tue pas. Et heureusement d'ailleurs, parce que y'a du niveau ici
2/ je tiens toujours mes promesses
J'ai donc creusé dans le fond de mon cerveau (et Dieu sait qu'il est énorme) et je me suis souvenue d'une péripétie bien chargée en te-hon, que je m'en va te narrer de ce pas.
Leçon n°2 : soit toujours attentif dans le RER (surtout quand t'es un boulet, à la base)
Dans les tréfonds de ma jeunesse, je travaillais dans un pays lointain de mon domicile fixe, j'ai nommé Massy-Palaiseau, dans le 9.1.
(je continue la narration, pour celles et ceux qui n'ont pas encore fait d'infarctus)
Contrairement à Rome, tous les chemins ne mènent pas à Massy-Palaiseau. Non, ça serait trop fastoche. Le plus simple pour t'y rendre (on sait jamais, des fois que l'envie te prenne) (ou pire, que tu y vives), c'est de prendre le RER. Oui mais attention, pas n'importe lequel, de RER. Faut prendre le RER B !
(on continue toujours, pour les trois pleupleus qui seraient encore en vie à ce stade de la lecture)
Avant que je te raconte mes malheurs, il faut quand même que tu saches deux ou trois trucs à propos du RER B :
- c'est la ligne nord-sud de la région parisienne => le 9.3 mon ami, le 9.3 ... (déjà, tout est dit)
- il dessert 2 aéroports => les valises, les touristes, les relous
- il passe par la Gare du Nord (GDN, dans le jargon) => suicide toi
- les sièges sont en skaï => l'hiver t'as froid à l'anus et l'été t'as la culotte collée à vie sur les fesses
- c'est sale, ça pue, fait froid, fait chaud, on ne peut même pas poser un cul tellement y'a du monde dedans !
Donc pendant deux ans, I took the RER Bi. Et pour m'isoler au mieux de toute cette horreur, j'étais armée jusqu'aux dents : mon iPod vissé sur les oreilles et toujours un bouquin pour avoir les yeux et la cervelle occupés.
Et un beau matin, je monte dans mon petit RER, persuadée que le prochain train qui entre en station se rend à Massy-Palaiseau. Sereine, je me faufile entre mes congénères et je réussis, pour une fois, à m'assoir. Ahhhhhh, imagine le bonheur : je suis tranquille jusqu'à mon arrêt, Sade me susurre de jolis mots pendant que je dévore les lignes de Paul Auster.
Le train s'attarde un peu à la station Arcueil. Je ne m'inquiète pas car ce n'est pas inhabituel. Je ne lève pas les yeux de mon bouquin, que je continue de dévorer.
Mais j'entends comme un bruit sourd ... Ca m'énerve !
Le bruit persiste, mais je n'arrive pas à distinguer d'où il provient.
Je lève donc les yeux ...
Et là, vision d'horreur : je suis seule dans la rame. SEULE ! Un connard bien intentionné (mais connard quand même) tape à la vitre sur ma droite. Il me fait de grands gestes. Il a l'air de crier. Machinalement, je retire les écouteurs de mes oreilles. Mais c'est trop tard. Je viens de comprendre ce qui arrive.
Ce train devait avoir pour terminus Arcueil. Et tout le monde est descendu. Sauf moi. Parce que je n'ai pas entendu le chauffeur l'annoncer. Parce que je n'ai pas vu les autres passagers descendre.
Au moment où je me précipite vers les portes, le signal sonore retentit. J'ai immédiatement pensé au petit lapin rose qui se fait pincer les mains. Alors j'ai laissé les portes du train se fermer. Avec moi à l'intérieur. Seule.
J'ai chaud. J'ai peur. Je me pose des millions de questions. Comment ça s'arrête un train ? Comment je vais faire pour me sortir de là ? Comment faire pour prévenir le chauffeur de ma présence ? A quelle heure je vais arriver au bureau avec toutes ces conneries ? Et si j'appelais la police avec mon portable, pour les prévenir de ma mort certaine ? Et si le train va au dépôt, comment je vais réussir à sortir du wagon ? Et une fois sortie (si j'y arrive), comment je vais faire pour pouvoir retrouver mon chemin ?
Ca y est. Je suis foutue. Je vais mourir comme un rat crevé, toute seule, enfermée dans un wagon de la RATP ! Je lègue toute ma fortune shoesesque à mes cousines, mon doudou à mon coloc' et mes ...
... LE SIGNAL D'ALARME !!!
(putain, je suis blonde parfois !)
Je le tire, pleine d'espoir.
Entre-temps, il faut quand même savoir que le train est passé dans deux stations, pleines à craquer. Quand je pense à tous ces gens qui ont dû voir passer ce RER vide avec seulement une pauvre conne à moitié en larme courant partout à l'intérieur ...
Le RER s'arrête, à cause du signal d'alarme. Au bout de quelques secondes, une voix retentit :
Le chauffeur, un peu hors de lui : "Qui est le con qui est resté dans ce train ??????!!!!!!!"
Moi, un peu honteuse : "Euh ...... moi ......"
Lui, toujours énervé : "Collez-vous à une porte vitrée, sur la gauche, je viens vous chercher !"
Et c'est comme ça que j'ai rejoint la cabine du chauffeur et que je suis allée jusqu'à Massy-Palaiseau en mode VIP.
Je te raconte pas la gueule de mon boss quand je lui ai expliqué la raison de mon retard !
Alors tu vois mon biquet qu'en matière de situation cocasse, je suis drôlement fortiche !
Et encore, je ne t'ai pas raconté la fois où je me suis retrouvée à moitié à poil au cinquième étage de mon immeuble !


02:20 Publié dans C'te honte ! | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
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05 novembre 2009
La saga Barbarella, ma contribution
Quand elle a vu mes chaussures de pute l'autre jour, Fr@mboize a eu l'idée d'afficher les siennes à son tour. Et y'a du niveau, crois-moi !
(c'est sûr qu'à nous deux, on ferait de bonnes (sic) représentatrices du syndicat des dames (re-sic) en caravane à l'orée du bois de Bou-Bou)
Donc histoire qu'on se sente moins seules, elle a décidé de recruter le reste de l'équipe sur la blogo. Un peu comme un maquereau, en somme.
Alors voilà : l'idée c'est de vous montrer nos chaussures les plus féminines. A croire qu'elle ne me lit pas souvent, la coquine. Parce que tu sais copain, des chaussures de filles, y'en a à foison dans mon armoire et sous mon lit, et derrière mes bouquins, et dans mes placards, et sous mon évier.
Donc il a fallu faire un choix. Et une évidence s'est alors imposée :
Si ça c'est pas de la god' de pute Inuit !
Ah ah ah (rire démoniaque) !!! Qu'est-ce qu'on se marre, pas vrai ?!
Allez, fais pas le con, reviens ! Si tu veux, pour me faire pardonner, je te dirais une vraie blague à la fin de ce post. J'ai bien compris la dernière fois que t'aimais ça.
Bon alors, ces shoes de cagole, ça vient ???
(c'est d'un longuet ici parfois ...)
Donc plutôt que de retourner dans tous les sens tous les endroits dans lesquels je case mes chaussures (j'ai pas le temps de ranger après, en vérité), je me suis dit que je pourrais te montrer ma dernière acquisition shoeseque :
Je ne suis pas folle, vous savez
Ah ça, c'est sûr qu'on va appâter le chaland avec ça !
Tu l'attendais avec impatience celle-là :
Quelle est la différence entre un flic et une cocotte-minute ?
...
...
...
Aucune, ducon ! Tous les deux, dès qu'ils sifflent, c'est cuit !


11:01 Publié dans My shoes | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
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04 novembre 2009
Soufflons ensemble
Aujourd'hui, c'est la grosse teuf vois-tu.
Y'a des Pépitos et du Banga. Y'a même Richard Gotainer en boucle dans la chaîne Hi-Fi ! La sacré bamboula, en somme.
J'ai prévu un clown, pour l'animation
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on fête mes 4 mois de sevrage tabagique.
Mais surtout, on fête le premier anniversaire de ce blog.
Un an d'existence, 185 notes, plus de 2 310 commentaires, 4 000 € de psychanalyse économisés, de belles rencontres, des coups de gueule, de franches parties de rigolade et 6 kilos en plus.
Mais comme ici on ne serait pas grand chose sans toi, je voulais juste te dire que c'est aussi un peu ta fête aujourd'hui. Donc merci. Mais t'es gentil, tu continues comme ça ;)
N'oublie pas que j'accepte les espèces, les chèques et les shoes neuves floquées Manolo ou Louboutin.
Tu m'excuses, j'ai le gâteau de Big Mac à sortir du four !
- - - - - - - - - - -
Et sinon, que sait-on du 4 novembre ?
On fête les Aymeric ou Emeric (lol)
C'est le jour de l'endive (double lol)
Premier anniversaire de la victoire de Barack Obama
On souhaite un bon anniversaire à mon blog, mais aussi à Nicolas Canteloup, Marlène Jobert, Mathieu Mc Conaughey (rrrrrrrhhhhhh), P. Diddy et Dominique Voynet


08:00 Publié dans Mon ami le web | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note
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