07 novembre 2009
Se taper la te-hon, la suite
C'est-à-dire qu'un jour, on avait dit qu'on raconterait nos pires hontes.
Rappelle toi : tout avait commencé chez Manu. Et on avait drôlement rigolé.
Et puis on avait continué ici. Même que je t'avais raconté que courir avec des tongs est un pari risqué. Et là aussi, tu t'étais drôlement foutu de ma gueule.
D'aucuns diront que je tends le bâton pour me faire battre. Certes.
Mais :
1/ sur ce blog, on sait que le ridicule ne tue pas. Et heureusement d'ailleurs, parce que y'a du niveau ici
2/ je tiens toujours mes promesses
J'ai donc creusé dans le fond de mon cerveau (et Dieu sait qu'il est énorme) et je me suis souvenue d'une péripétie bien chargée en te-hon, que je m'en va te narrer de ce pas.
Leçon n°2 : soit toujours attentif dans le RER (surtout quand t'es un boulet, à la base)
Dans les tréfonds de ma jeunesse, je travaillais dans un pays lointain de mon domicile fixe, j'ai nommé Massy-Palaiseau, dans le 9.1.
(je continue la narration, pour celles et ceux qui n'ont pas encore fait d'infarctus)
Contrairement à Rome, tous les chemins ne mènent pas à Massy-Palaiseau. Non, ça serait trop fastoche. Le plus simple pour t'y rendre (on sait jamais, des fois que l'envie te prenne) (ou pire, que tu y vives), c'est de prendre le RER. Oui mais attention, pas n'importe lequel, de RER. Faut prendre le RER B !
(on continue toujours, pour les trois pleupleus qui seraient encore en vie à ce stade de la lecture)
Avant que je te raconte mes malheurs, il faut quand même que tu saches deux ou trois trucs à propos du RER B :
- c'est la ligne nord-sud de la région parisienne => le 9.3 mon ami, le 9.3 ... (déjà, tout est dit)
- il dessert 2 aéroports => les valises, les touristes, les relous
- il passe par la Gare du Nord (GDN, dans le jargon) => suicide toi
- les sièges sont en skaï => l'hiver t'as froid à l'anus et l'été t'as la culotte collée à vie sur les fesses
- c'est sale, ça pue, fait froid, fait chaud, on ne peut même pas poser un cul tellement y'a du monde dedans !
Donc pendant deux ans, I took the RER Bi. Et pour m'isoler au mieux de toute cette horreur, j'étais armée jusqu'aux dents : mon iPod vissé sur les oreilles et toujours un bouquin pour avoir les yeux et la cervelle occupés.
Et un beau matin, je monte dans mon petit RER, persuadée que le prochain train qui entre en station se rend à Massy-Palaiseau. Sereine, je me faufile entre mes congénères et je réussis, pour une fois, à m'assoir. Ahhhhhh, imagine le bonheur : je suis tranquille jusqu'à mon arrêt, Sade me susurre de jolis mots pendant que je dévore les lignes de Paul Auster.
Le train s'attarde un peu à la station Arcueil. Je ne m'inquiète pas car ce n'est pas inhabituel. Je ne lève pas les yeux de mon bouquin, que je continue de dévorer.
Mais j'entends comme un bruit sourd ... Ca m'énerve !
Le bruit persiste, mais je n'arrive pas à distinguer d'où il provient.
Je lève donc les yeux ...
Et là, vision d'horreur : je suis seule dans la rame. SEULE ! Un connard bien intentionné (mais connard quand même) tape à la vitre sur ma droite. Il me fait de grands gestes. Il a l'air de crier. Machinalement, je retire les écouteurs de mes oreilles. Mais c'est trop tard. Je viens de comprendre ce qui arrive.
Ce train devait avoir pour terminus Arcueil. Et tout le monde est descendu. Sauf moi. Parce que je n'ai pas entendu le chauffeur l'annoncer. Parce que je n'ai pas vu les autres passagers descendre.
Au moment où je me précipite vers les portes, le signal sonore retentit. J'ai immédiatement pensé au petit lapin rose qui se fait pincer les mains. Alors j'ai laissé les portes du train se fermer. Avec moi à l'intérieur. Seule.
J'ai chaud. J'ai peur. Je me pose des millions de questions. Comment ça s'arrête un train ? Comment je vais faire pour me sortir de là ? Comment faire pour prévenir le chauffeur de ma présence ? A quelle heure je vais arriver au bureau avec toutes ces conneries ? Et si j'appelais la police avec mon portable, pour les prévenir de ma mort certaine ? Et si le train va au dépôt, comment je vais réussir à sortir du wagon ? Et une fois sortie (si j'y arrive), comment je vais faire pour pouvoir retrouver mon chemin ?
Ca y est. Je suis foutue. Je vais mourir comme un rat crevé, toute seule, enfermée dans un wagon de la RATP ! Je lègue toute ma fortune shoesesque à mes cousines, mon doudou à mon coloc' et mes ...
... LE SIGNAL D'ALARME !!!
(putain, je suis blonde parfois !)
Je le tire, pleine d'espoir.
Entre-temps, il faut quand même savoir que le train est passé dans deux stations, pleines à craquer. Quand je pense à tous ces gens qui ont dû voir passer ce RER vide avec seulement une pauvre conne à moitié en larme courant partout à l'intérieur ...
Le RER s'arrête, à cause du signal d'alarme. Au bout de quelques secondes, une voix retentit :
Le chauffeur, un peu hors de lui : "Qui est le con qui est resté dans ce train ??????!!!!!!!"
Moi, un peu honteuse : "Euh ...... moi ......"
Lui, toujours énervé : "Collez-vous à une porte vitrée, sur la gauche, je viens vous chercher !"
Et c'est comme ça que j'ai rejoint la cabine du chauffeur et que je suis allée jusqu'à Massy-Palaiseau en mode VIP.
Je te raconte pas la gueule de mon boss quand je lui ai expliqué la raison de mon retard !
Alors tu vois mon biquet qu'en matière de situation cocasse, je suis drôlement fortiche !
Et encore, je ne t'ai pas raconté la fois où je me suis retrouvée à moitié à poil au cinquième étage de mon immeuble !
02:20 Publié dans C'te honte ! | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note
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13 octobre 2009
Freaked
Passée la vingtaine, quand tu commences à mûrir et à t'assumer, tu as l'impression que l'embarras dans lequel ont pu te mettre tes parents pendant ton adolescence, c'était fini.
Tu sais, ce genre de situations où tu ne sais plus où te mettre tellement ta mère te fout la te-hon :
Devant les copines : "Ma chérie, tu ne peux pas aller à la boom de Céline samedi car nous allons chez mémé pour son anniversaire" ou encore "Anna, tu peux ranger ta chambre et me donner ton linge sale ? Ca fait au moins une semaine que je n'ai pas lavé tes culottes !"
Ou devant les petits-copains : "Vous savez (oui, elle le vouvoie. Comme si le mec avait 40 ans tu vois), Anna est complètement rebelle à cause de l'abandon de son père. D'ailleurs, elle voit un psy tous les mercredis" ou pire "Anna, tu seras gentille de faire attention à la maison pendant notre absence ce week-end. Machin, je compte sur vous pour prendre soin de ma fille, d'autant plus qu'elle ne prend pas la pilule encore vous savez"
10 ans de thérapie à cause de mon père et 10 autres de plus à cause de ma mère, en somme !
Une fois que tu as un peu grandi, que tu as quitté depuis bien longtemps le nid familial et que ta mère te prend pour une adulte responsable, tu te dis, un peu innocemment, que ce genre de réflexions c'est fini.
Ah ... bah non en fait.
Et c'est même pire.
Parce qu'à partir du moment où tu vis depuis un petit moment avec une personne du sexe opposé (donc en mesure de te marier) et que tu es un peu plus vieille (c'est-à-dire en âge de procréer), là ta mère, elle ne te lache plus !
Et dimanche, quand ma mère et mon beau-père sont venus chez nous pour déjeuner, ils n'ont pas arrêté de faire des petites allusions relous :
"On ne vendra pas la maison de campagne, quand vous aurez des enfants, ça sera pratique" (petit clin d'oeil fourbe)
"Le truc chiant avec la retraitre à 95 ans, c'est qu'on aura moins de temps pour s'occuper de nos futurs petits-enfants" (petit sourire désespéré)
"On cherche un appartement plus petit. Maintenant que ton frère et toi êtes partis, nous n'avons pas besoin de tout cet espace. Par contre, on veut quand même un 3 pièces, comme ça on pourra accueillir vos enfants, quand vous en aurez" (petit regard suppliant)
Tu l'auras donc compris, mes parents sont un peu obsédés par notre future progéniture.
Quand ils sont partis, on s'est mis à parler de mômes avec le coloc'. Est-ce qu'on en voulait ? Quand ? Combien ? Pourquoi ? Où ? Comment (très important, le comment) ? Et surtout, à quoi est-ce qu'ils pourraient bien ressembler ?
Vu que nous sommes deux bombes sexuelles, on s'est dit que forcément, ils seraient beaux comme des dieux. Et pour en avoir le coeur net, on a pris l'iPhone. Oui, parce qu'il y a une application pour ça aussi.
Par exemple, notre fille ressemblerait à ça :
BOUH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Toi aussi tu as failli faire pipi dans ta culotte après cette vision d'horreur ? Caca carrément ?!
Bah je peux te certifier que ça nous a bien calmé : ma mère est dégoutée à vie (ouf !) et mon coloc' a rendez-vous cette après-midi pour une vasectomie !
Perso, j'ai rendez-vous chez le gynéco pour une pose de stérilet à vie !
11:55 Publié dans C'te honte ! | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
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09 octobre 2009
Alicia avait vu juste
Inutile de te rappeler à quel point j'adore les tags !
Non, c'est inutile.
Mais en même temps, quand les supers copines me passent un flambeau, comment pourrais-je refuser ?
Alors cette coquine d'Angie a voulu savoir si j'étais une pécheresse. Et grâce à ce test, je vais certainement vous étonner les copains. Ou pas ...
Suis-je paresseuse ? 36% (c'est pas pour rien que je suis toujours crevée, bordel !)
Ils ont bien failli m'avoir, les cons !
Suis-je gourmande ? 10% (par ces temps de régime, vaut mieux tu me diras)
Non mais sans déconner, c'est déjà arrivé à quelqu'un de faire un truc pareil ?!
Suis-je avare ? 41% (c'est un résultat que je n'explique pas ...)
LOL (les shoes, c'est considéré comme un placement, ou bien ?!)
Suis-je orgueilleuse ? 30% (double lol)
Disons que c'est un peu mon fond de commerce ...
Suis une grosse cochonne ? 65% (ce qui signifie que je baise plus qu'Angie, mais moins que Ginie, cette catin)
Merci de me rappeler que je suis une fille facile ... Comme quoi Alicia avait raison
Suis-je envieuse ? 17% (en même temps, je suis parfaite)
Je ne lis que l'Express, désolée
Suis-je colérique ? 21% (en même temps, j'ai une excuse en béton : je te rappelle que j'ai arrêté de fumer il y a quelques moins à peine)
La vérité, c'est mon sport préféré (en complément d'une alimentation saine et variée bien sûr)
Conclusion de ce test : Vous êtes trop sage, il est temps de vous dévergonder un peu ! (Vos points : 43 sur 152 / Résultat Global : 28%)
Bah putain, je sais pas ce qu'il leur faut hein !
Natacha, à toi de jouer maintenant !
Et promis, pour l'histoire de la vie en rose, je ne t'oublie pas ;)
16:30 Publié dans C'te honte !, J'ai testé pour vous ... | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note
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Le concours un peu con (et c'est pas peu dire)
C'est n'importe quoi sur ce blog !
Ca avait pourtant bien commencé ... On devait parler de tout, de rien (et surtout de rien), mais tout en restant glamour. C'est qu'on a une image à vendre par ici !
Et depuis deux jours, qu'est-ce qu'on peut voir sur la colonne, là, juste à droite ?
(non, l'autre droite, teubé !)
(paie ton niveau ici, hein !)
Oui, c'est bien le pied de Ginie, magnifié par un joli chausson imitation cave parisienne, gentiment offert par sa maman (qui la renie aujourd'hui, donc).
Histoire de se sentir moins seule, elle a décidé de lancer un grand concours interplanétaire et intersidérale sur l'internet du monde, qui consiste tout simplement à te taper toi aussi la te-hon sur la toile, en affichant tes charentaises les plus moches.
Une sorte de suicide collectif de l'image, en somme.
Ce n'est pas comme si tu n'étais pas au courant maintenant : Ginie et moi, on sort un peu du même utérus. Déjà parce qu'elle aussi, c'est rien qu'une pute. Mais aussi parce que, comme elle, des personnes de mon entourage me détestent au point de m'offrir ce genre de pantoufles ridicules.
C'est-à-dire qu'avec les autres Boudins, on a pour habitude de se faire des cadeaux de moins de 30 € à Noël. Et une année, j'avais demandé à l'une d'entre elles une paire de chaussons. Oui, parce que moi l'hiver, je suis un vrai serpent. J'ai tout le temps froid aux pieds, c'est une vraie catastrophe. Et comme le coloc' il en avait marre que je lui colle mes glaçons sur ses cuissots, bah je me suis résignée à m'équiper, chaussonnesquement parlant.
Sauf qu'en demandant ça à MCC, je pensais que quand même, j'aurais droit à des trucs un peu plus glam'. Des Isotoner à noeud ou des mules à pompon !
Walou, chaton. Tu sais, les copines, quand il s'agit de te ridiculiser, c'est toujours les premières. Putes !
Donc oui, moi aussi, en 2007 (y'a prescription ou bien ?!), j'ai payé mon chausson. Et pas qu'un peu :
On t'avait prévenu du niveau !
(si je gagne pas, avec ça ...)
On peut aussi jouer aux marionnettes avec !
(dis donc, t'as vu ? Je suis auréolée !)
10:38 Publié dans C'te honte ! | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note
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01 octobre 2009
Je t'avais bien dit que j'étais un boulet (mais classe, le boulet)
L'autre jour, j'ai failli perdre mon string tellement je me suis bidonnée à la lecture des pires hontes de notre amie Manu.
Dans mon commentaire, j'ai eu la bonne idée de lui dire, deux points ouvrez les guillemets : "Merci Manu, j'ai bien ri. Non pas parce ce que je me moque de toi, bien au contraire. On est humain et chacun son lot de bourdes dans le même style. Mes amis m'appellent le boulet, je te laisse deviner pourquoi ;)"
Autant tourner 7 fois ma langue dans ma bouche, je sais pas faire ; autant il faudrait aussi que j'applique cet adage à mes doigts vois-tu.
Oui parce que figure-toi que Manu, elle m'a mise au défi la bougresse (franchement, je me demande si elle sait à qui elle avait à faire celle-là !).
Et depuis, elle n'arrête pas de réclamer mes hontes à moi.
Alors comme il me faudrait le reste de l'année pour toutes les répertorier, mais surtout parce que là, j'ai pas vraiment le temps en fait, je vais commencer par la première. Pour le reste, on verra plus tard ... (SUSPENSE)
Leçon numéro 1 : ne porte jamais de tongs à Paris (surtout quand tu dois courir)
Laisse-moi te planter le décor : Paris, été 2005. Pika et moi attendons Boudin à Saint-Lazare sous une chaleur de gueux. Nous devions passer la soirée chez moi, entre pouffes, devant la nouvelle saison de Desperate Housewives, suivie des dernières frasques des candidats de l'Ile de la Tentation.
Vaste programme donc.
Je ne travaille pas ce jour-là. Je suis en vacances. Et j'ai de la chance car, pour une fois, il fait un temps superbe. Un peu trop chaud même (à Paris, passés les 30°, c'est difficilement supportable). Je me souviens avoir enfilé un short blanc, un polo marron et mis une paire de tongs blanche, histoire d'être tranquille.
Comme je n'avais pas grand chose à foutre, je suis allée chercher Pika à son boulot. Boudin, qui elle aussi travaillait, voulait absolument qu'on l'attende à Saint-Lazare. Comme elle venait en voiture, elle ne voulait pas faire le trajet seule jusque chez moi. D'autant plus qu'elle aurait mis trois heures à venir sinon.
Oui. Parce qu'il faut savoir que Boudin n'a jamais eu le sens de l'orientation. Attention, quand je dis jamais, ça veut vraiment dire JAMAIS. Sous terre, dans l'air, dans l'eau, en voiture, à pied, à vélo. Rien n'y fait. Pour preuve, ça fait 6 ans qu'à chaque fois qu'elle vient chez moi, elle se perd. Et je n'ai pas déménagé pourtant !
Voilà donc pourquoi Pika et moi attendons Boudin, assises sous un vieil arrêt de bus qui pue de la gare Saint-Lazare, entourées du peuple et de l'infamie ! Monde cruel !
Sauf qu'aux alentours de 18h, à la gare Saint-Lazare, y'a quand même un sacré trafic : bus, voitures, piétons. C'est un bordel sans nom ! Alors forcément, quand Boudin est arrivée, on n'a pas eu d'autre choix que de courir vers sa voiture. Elle ne pouvait pas stationner et le trafic était tellement dense qu'il fallait qu'on fasse vite si on ne voulait pas finir tuées par des automobilistes en colère.
Tong + courir + précipitation + manquer un trottoir + pavés de merde sur la chaussée = GROSSE GAMELLE
Mais alors grosse gamelle comme tu n'as pas idée. C'est bien simple, j'ai embrassé un bus (il puait de la gueule en plus ce con, j'te dis pas !).
En courant vers ma dulcinée, aka QYB 92, le bout de ma tong s'est coincé dans un pavé de la rue du Havre. Là, j'ai trébuché. J'ai essayé de me rattraper, mais walou, mon corps svelte et frêle de jeune déesse romaine était complètement déstabilisé. J'ai fini la gueule collée contre le bus qui était derrière la voiture de Boudin.
Le connard de chauffeur de bus était mort de rire. A mais non, on me dit dans l'oreillette qu'en fait, toute l'assemblée était morte de rire : les passants, les gens dans leur voiture et mes copines. En gros, une centaine de personnes a assisté en direct live à une espèce de gamelle mal orchestrée dont mes Boudins me parlent encore.
Manu, si ça ne te fait rien, je reviendrais plus tard avec d'autres hontes encore plus croustillantes.
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02 septembre 2009
Illusion d'optique
C'est-à-dire que ce midi, je suis allée déjeuner avec ma mère. Pas celle que l'on voit danser le long des golfs clairs. T'es con !
Non. Celle qui m'a portée dans son ventre, m'a expulsée dans la souffrance et m'a supportée depuis 26 ans. La pauvre. Mais bon, elle dit qu'elle m'aime quand même, alors ...
Donc ma mère, figure-toi qu'elle bosse à Neuilly-sur-Seine. La ville, tu le sais, où naquit ... ton président adoré (naitre dans le sens figuré hein).
Oh ! Ca va, ne hue pas. Quand il s'agit de ramener du fric, on a dit qu'on avait le droit de vendre son âme au diable.

Le susnommé "diable" (mais il s'habille en Prada, alors on est sauvé !)
Sauf que, les gens, en sortant du métropolitain et en me rendant sur le lieu de débauche travail de ma mère, j'ai failli mourir d'angoisse !
Car en ce jour de rentrée des classes, j'ai croisé au bas mot une quarantaine de mini Jean Sarkozy, ton futur roi.
Tu sais, ces gosses qui ont entre 14 et 17 ans, blonds, la grosse mèche brushinguée et pendante sur l'oeil gauche, le polo Ralph Lauren, les mocassins, les joues roses et qui se font appeler Jef' ou JiDé.
On se serait cru dans un vieux film d'horreur dans lequel tous les méchants morts-vivant se ressemblaient. J'ai eu peur. Très peur. Du coup, j'ai pissé dans ma culotte. J'avais beau être à Neuilly, j'ai pas pu me retenir. Tu sais chaton, moi je viens de l'ouest parisien. Et à ce qu'il parait là-bas, on n'a pas de bonnes manières.
Bon. Mais à la base, c'était pas ça le truc marrant dont je voulais te causer.
L'histoire, c'est que ma mère, en me voyant débarquer, j'ai bien remarqué qu'elle me regardait pas trop dans les yeux. Non. Elle me regardait là où les goujats regardent les femmes qui ont de la conversation. Autrement dit, elle matait mes seins (my boops in english) (n'oublie pas que je suis bilingue).
Et là, à la façon ouest parisien, elle me sort : "Mais t'as pris des seins on dirait ! T'as fait une opération sans me le dire ?!"
(sinon, bonjour maman !)
Elle a dit ça, genre j'avais des lolos qui aurait pu me couter une réput' ici.
Sauf que c'est pas vraiment le cas, tu vois.
Alors j'ai lol grave. Et j'ai dit à ma mère qu'il était temps qu'elle porte ses progressifs en permanence maintenant.
Du coup, c'est elle qui a payé le restau. Attends, ils vont pas nous faire chier ces vieux, merde !
En vrai, j'ai mis du coton dans mon soutif ...
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22 juillet 2009
Grrrrrhhhhh (avec les griffes en mime)
Toujours en train d'écarter les jambes celle-là !
Bon les mous du zboub, de deux choses l'une :
1/ Je me suis rendue compte que, comme beaucoup d'autres, j'étais complètement accro à la tendance safari-chic-africanie. Imagine donc que depuis l'année dernière, je me suis carrément auto-dépouillée de mes euros pour être grave au top.
Pour preuve, voici le détail de mes acquisitions modesques (j'te collerai une photo ce soir, parce que là je bosse à la base) :
- 1 paire de plateformes shoes marrons (pour écraser les crottes d'éléphant que je pourrais croiser sur ma route)
- 1 paire d'escarpins de pute à frange à afro pour les soirées chez Monsieur l'Ambassadeur du Kenya
- 1 foulard léopard, très tendance brésilienne en fin de service du bois de bou-bou
- 1 foulard zébré qui peut également servir de paréo (pas folle la guêpe. Je dépense, je dépense, mais y'en a là-dedans) (dans la tête hein, parce que dans le porte-monnaie, y'a plus rien)
- 1 robe bustier fleurie, dans les tons kaki et marron très staïle camouflagesexydanslasavane
- 1 autre robe bustier zébrée, qu'on dirait que je suis en fait un vrai zèbre
- 1 combishort zebrée (encore !!!) de toute beauté
- 1 short beige taille haute, façon baroudeuse de la savane
- le presque-même en kaki (ouais, chui vachement origninale moi)
- 1 bracelet de "perles" marron
- 1 paire de bracelets en bois brun
- 1 manchette en or "frappée" (frappée comme moi un peu, tu vois le genre ?!)
- 1 besace en cuir marron (qui sent d'ailleurs un peu le zèbre ...)
- et sans oublier l'accessoire indispensable à toute cette panoplie : mon coloc' est lui-même un noir d'Africanie ! Plus safari-chic que ça, tu meurs !
2/ Les saoud' sont arrivés ! Ils sont en masse sur les Champs comme tous les ans au mois de juillet. Et je ne me lasse pas de voir que l'argent n'a strictement rien à voir avec le bon goût. Putain de merde, mais qu'est-ce qu'ils s'habillent mal !
Non mais sans rire : rien qu'en vêtements et accessoires, chaque saoudien que je croise (soit une trentaine par jour) vaut à lui seul au moins 2 000 €. Mais bordel de couilles, 2 000 € qui donnent la gerbe !
Tout ça pour te dire j'ai croisé un spécimen toute à l'heure. Et comme d'habitude, je l'ai immortalisé, rien que pour toi, parce que je t'aime.
(non mais ferme la bouche quand même, tu sens pas la violette !)
Clique dessus si t'y vois rien
(je serais toi, j'irais consulter quand même)
Bien sûr, si t'es pas trop con (ça, c'est pas gagné), tu comprendras que la vedette du jour n'est autre que la petite fille vêtue de cette superbe robe en peau de léopard.
(oui, c'est vrai que la tenue de mémé à droite peut également susciter le débat. Mais on t'a dit que c'était pas le sujet)
Y'a pas à dire, cet imprimé, quelque soit ton age, quelque soit ta nationalité (surtout si t'es brésilien), quelque soit la puissance de ton compte en banque, dès qu'on en abuse, c'est franchement moche !
Sinon, y'a le coloc' qui rentre ce soir de Maghrebie. M'a-t-il rapporté un cadeau ?
Mystère et boule de suif de gum
15:14 Publié dans C'te honte !, L'enfer de la mode, Looks invraisemblables | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
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20 juillet 2009
Quasimoda (parce que je suis une fille !)
D'aucuns diront que (beaucoup) certaines applications de l'iPhone sont inutiles.
Certes.
Mais qu'est-ce qu'on rigole quand même ! (et surtout, c'est vachement plus la classe que ton vieux Samsung à clapet)
Attention, si tu es entouré de ta progéniture ou que tu viens de manger, je te préviens que je décline toute responsabilité des dommages collatéraux relatifs à ce qui suit ...
En tout cas, moi je rigole. Et j'ai même pas honte. Enfin si, un peu ...
(avoue que même déformée, tu me kiffes !)
Toi aussi tu veux m'envoyer ta tronche de cake ? Use "Crazy Faces" ...
22:26 Publié dans C'te honte !, High tech fashion | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
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29 juin 2009
Chtar système
Youuuuhhhhooouuuuhhhhh ?!!!! T'es où ?
(j't'avais pas vu, j'ai le soleil dans la gueule !)
Bon ça va les mous du gland ? T'as kiffé ton week-end ensoleillé et les 26 reportages sur la vie de Michael ?!
C'est-à-dire qu'aujourd'hui on va parler épiderme tu vois.
Figure-toi que depuis 3 mois, je me tape des chtars d'un autre monde sur le menton.
Attention, pas des trucs dégueu tout pourris hein ?! Mais bon à 26 piges, ça le fait moyen quand même !
Donc vendredi, j'avais rendez-vous chez ma dermato pour qu'elle checke mes grains de beauté avant l'été (ouais, j'en ai plein, mais c'est normal, chui trop belle) et j'en ai profité pour lui montrer mon menton et mes irruptions volcaniques.
"Oh mais c'est rien ça, qu'elle me fait. C'est une petite crise d'acné kystique, rien de bien méchant."
Acné kystique ?! Késako ????!!!!
(font chier tous ces médecins à te balancer des termes que tu comprends jamais mais que tu crois que tu vas mourir tellement qu'ils font peurs)
Toi non plus hein, tu sais pas ce que c'est l'acné kystique (sauf si bien sûr dans ta jeunesse on t'appelait "calculette", auquel cas tu pourras nous lacher ta science dans les commentaires).
Donc qu'est-ce que c'est donc cette connerie ? En gros, c'est comme un kyste qui se forme dans une espèce de bulbe qui ressemble à ton pore (mais c'est pas ton pore en vrai). Si j'ai bien tout compris, c'est là où que y'a écrit glandes dilatées sur ce schéma :

Bon alors je te montre pas les photos que j'ai trouvé sur le net parce que c'est franchement dégueu. Je voudrais pas que tu vomisses tout ton déjeuner (imagine la honte devant tes collègues).
D'autant plus que mon acné kystique à moi, elle ressemble pas du tout à ce qu'il y a sur le net. La mienne elle est sympa : y'a juste deux ou trois petits kystes de merde que j'arrive trop bien à camoufler avec mon Touche Eclat. Comparé à ce que j'ai vu sur la toile, c'est du pipi de chat, j'te jure.
(d'un autre côté, je te mettrais pas non plus une photo de mon menton. Attends, faut pas déconner non plus, j'ai une image moi Monsieur !)
Bon alors une fois que la dermato m'a expliqué qu'est-ce que c'est que cette connerie de merde, elle me dit : "allez hop, je vais vous enlever tout ça !"
Putain, je te jure que j'ai joui quand j'ai entendu ça.
Ouais bah ça n'a pas duré longtemps. Ca non ...
"Vous n'avez pas de mariage demain ou d'événements important dans les 3 prochains jours ?"
???????????????????????
"Hein ? Pourquoi ? Je vais ressembler à Elephant Man ou bien ?! C'est quoi ces conneries, je suis pas venue ici pour que ce soit pire hein !"
"Non mais calmez-vous, c'est juste que vous risquez d'être un peu rouge pendant quelques jours, mais rien de bien méchant. Et puis avec votre art du camouflage, je suis sûre que personne n'y verra que du feu" (+ un clin d'oeil)
Tu penses, elle sait me brosser dans le sens du poil celle-là !
J'y ai tendu mon menton. Elle a sorti un outil un ustensile tout bizarre et elle a appuyé avec sur mes kystes. Des fois, elle a même percé avec une aiguille. Et puis elle réappuyé avec son truc chelou. Ca fait mal, tu sais même pas comment.
"Tout est parti, qu'elle m'a dit. Je vais quand même vous mettre un ptit pansement parce que ça saigne un peu ..."
"Petit" ? Mon cul ouais ! Elle m'a foutu un truc qui faisait TOUTE la taille de mon menton.

J'avais l'air con en rentrant chez moi, j'te dis pas. Tout le monde me regardait. Limite quand je croisais des gosses, ils avaient peur.
Et le pompon : je vais chez le boucher pour acheter de la farce.
(oui parce que je voulais faire des tomates farcies pour mon dîner tu comprends - Appelle-moi Maïté).
Trop bonne Maïté !
(c'est une photo dédicacée, clique dessus et imprime-la si tu veux te la péter au boulot !)
Comme si on était des potes à la vie à la mort, le boucher me sort : "bah qu'est-ce que tu t'es fait ?!"
Faut que tu saches que y'avait 15 personnes dans la boucherie. Bon ok, seules 6 d'entre elles devaient parler français, mais quand même !
Déjà pourquoi tu me tutoies connard ?
Moi, sourire jaune : "oh rien, on m'a enlevé un kyste" (bah ouais attends, j'allais pas commencer à lui raconter toute l'histoire non plus)
Lui, mort de rire : "ah bah tu sais ce qu'on vit tous les jours alors hein ?! Parce que c'est pareil que quand nous on se coupe en se rasant !"
Ah ouais, c'est vachement pareil ducon ! T'as qu'à dire que j'ai de la barbe en plus, tu m'as pas assez affiché aujourd'hui !!!
Bon, aujourd'hui tout va mieux : j'ai retrouvé mon menton et je suis devenue végétarienne !
J'te laisse, faut que j'aille me raser la moustache ...
13:04 Publié dans C'te honte !, Miroir, mon beau miroir | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
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15 juin 2009
Viens faire un tour chez moi
Ce qui est drôle sur l'internet mondial, c'est que tu "rencontres" des gens qui te ressemblent plus facilement que dans la "vraie" vie.
???!!!
"Qu'est-ce qu'elle a celle-là, elle a encore fumé des buissons tout le week-end ou quoi ?"
(j't'emmerde !)
C'est que sur la toile, j'ai un peu trouvé ma soeur de cerveau ramoli tu vois.
C'est l'autre te-pu de Virginie.
Elle est tellement tarée qu'elle a rien d'autre à foutre que d'interviewer des blogueu(rs)(ses) sur leur intérieur. Et je te parle pas de son égo démesuré qu'on voit même plus ses pieds !
N'importe quoi elle des fois.
Mais je me suis prêtée au jeu. Et on a bien rigolé.
Alors, quand une folledingue interview une autre folledingue, ça donne quoi ?
Bah ça donne n'importe quoi !
J'te laisse, y'a Michel Druker qui m'appelle pour m'inviter dans Vivement Dimanche.
10:49 Publié dans C'te honte !, Me, myself & I, Potesses | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note
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