04 février 2010

Compléments musculaires

 

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Tu vois pas que la semaine dernière, alors que j'étais dans le métro et que je comptais mes cheveux pour passer le temps (j'avais oublié de recharger mon iPod - CQFD), j'ai eu une illumination. Ou plutôt une révélation. Une de celles qui allait changer le cours de ma vie à jamais. Ou tout du moins jusqu'au mois prochain.

 

 

Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais depuis quelques mois, je suis complètement obnubilée par mon poids. Oh ça va, j'entends déjà les bisounours que vous êtes me dire "mais non Anna, attends, tu es parfaite telle que tu es. On rêverait tous d'avoir un corps comme le tien". Ce à quoi je pourrais te répondre qu'on n'a pas vraiment le même regard sur la perfection et que si tu veux perdre quelques kilos, t'as qu'à faire comme moi : bouffer des Big Mac et courir le long du canal St Martin. Tu verras, c'est miraculeux !

 

 

En fait copain, je me suis aperçue à quel point il était facile pour les "faibles d'esprit" de tomber dans les problèmes d'anorexie et autres troubles alimentaires et pondéraux. Parce que donc, comme je t'en informais plus haut, ça m'obsède complètement ces derniers temps. Et ce n'est pas une question de grosse ou pas grosse. C'est simplement que mon corps a changé (a évolué te diront d'autres) depuis les 6 derniers mois, alors que depuis les 15 dernières années, il ne s'était rien passé.

 

 

Vise un peu que depuis mon entrée en 5ème au collège Henri Matisse d'Issy-les-Moulineaux, je fais la même taille (hauteur et largeur, hein), je mets les mêmes soutien-gorges et mon poids n'avait pas évolué. Même ma pointure pédestre est restée identique, c'est dire !

 

 

(en te disant ça, j'ai comme l'impression que je devais faire un peu peur au collège ...)

 

 

Et là, depuis l'arrêt du tabac, j'ai pris 8 kilos en l'espace de 6 mois. Evidemment, mon corps s'est légèrement transformé. Alors oui, ça me fait peut-être du bien (d'aucuns diront que j'étais très mince avant). Non, ces 8 kilos ne font pas de moi une grosse (j'ai encore un cerveau qui fonctionne et je sais faire la différence entre une personne mince, normale et grosse). Mais bordel de merde, c'est que je n'ai pas l'habitude moi ! Et voir mon corps changer, je peux te le dire à toi, ça m'a fait peur.

 

 

Depuis, donc, je suis donc total obsessed du kilos et du capiton. Je n'arrête pas de zieuter mes congénères à la piscine, je ne fais rien que de mesurer la taille des cuissots des mannequins quand j'ouvre un magazine et je passe des heures entières à me regarder dans le miroir pour repérer tous mes défauts et essayer de voir ce que ça donnerait si le Dr Troy opérait sur moi quelques magies chirurgicales.

 

 

Voilà donc pourquoi je me suis sérieusement mise au jogging et à la natation depuis quelques mois. J'ai même tenté deux régimes. Mais rien n'y fait, je ne parviens pas à retrouver ma silhouette d'antant. Bon, faut dire aussi à mon corps défendant que les années ont passé et qu'il est bien difficile aujourd'hui d'avoir la plastique d'une minette de 20 ans ... (soupir)

 

 

 

 

C'est là qu'on en vient à cette fameuse illumination. Tu sais, celle que j'ai eu dans le métro la semaine dernière.

 

 

(je sens que je t'ai perdu, là)

 

 

(mais fais un effort pour suivre quand même, bordel !)

 

 

 

 

Donc, comme ça, d'un coup d'un seul, entre deux stations de métro et alors que j'en étais au 350 000ème cheveu, j'ai compris qu'en fait ce qui me gênait, ce n'était pas mon poids en lui-même, mais cette espèce de bouée qui fait le tour de mon abdomen, désormais.

 

 

Oh copain, tu peux pas savoir comme j'étais contente. A y est, envolée l'obsession à deux balles pour 8 malheureux kilos. La solution était simple : je n'avais plus qu'à me focaliser sur cette bouée immonde, muscler un peu le tout, éviter le coca et ses quarante-douze sucres par verre et le tour serait enfin joué ... (espoir)

 

 

Sauf que muscler cette bouée, c'est pas franchement de la tarte ! Le gainage, tout ça, c'est bien sympa mais c'est quand même super chiant ! Du coup, j'ai eu une nouvelle lubie : il me fallait à tout prix un appareil d'électro-stimulation pour stimuler électriquement ma bouée.

 

 

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Et hier, le jour de mon anniversaire, je l'ai reçu par voie postale. C'était comme un signe. Elle était là, ma ceinture d'électro-stimulation. Objet tant convoité et qui fera de moi très bientôt la reine du bikini.

 

 

(oui parce que le problème de la bouée, c'est que ça dépasse sur les côtés)

 

 

Donc ce n'est pas peu fière que j'ai enfilé ma nouvelle ceinture ce matin. Même que j'ai fait comme ils disent dans le télé-achat : j'ai fait mon ménage avec.

 

 

Et puis à un moment, je suis allée nettoyer les chiottes. Et je me suis retrouvée face à mon miroir. Celui qui dit la vérité vraie.

 

 

(méchant miroir, méchant !)

 

 

Et là copain, je me suis trouvée tellement ridicule ... Comment te dire ... J'étais là, avec mes gants Mappa, l'eau de Javel dans une main et la balayette à chiottes dans l'autre, avec cette ceinture horrible qui me chatouillait la bouée depuis 20 minutes. Alors j'ai ri, toute seule (j'aurais peut-être dû pleurer, tu me diras).

 

 

Alors j'ai enlevé la ceinture. Je vais certainement la revendre sur e-bay. Parce qu'en fait, le problème ce n'est ni les kilos en plus, ni la bouée (qui pourrait d'ailleurs peut-être me sauver de la noyade un jour, qui sait) (relativisons, relativisons). Non, le problème, ce sont mes yeux. Et mon cerveau aussi, accessoirement. Le vrai problème il est là : je suis une perfectionniste dans l'extrême, qui ne supporte pas ne pas avoir le contrôle sur les choses, les situations, elle-même, les autres ou la vie.

 

 

En fait, je me suis rendue compte ce matin que j'ai un sacré bâton dans le cul. Des fois, il m'empêche d'avancer. Des fois, il m'empêche d'être libre. Des fois, il se prend la tête avec mon autre moi. Des fois, il me fait mal au ventre. Des fois, il me fait passer à côté de moments et de gens certainement formidables.

 

 

(et pour faire caca, crois-moi, un bâton dans le cul c'est loin d'être pratique)

 

 

Je n'ai pas beaucoup d'indulgence pour les autres. J'en ai encore moins pour moi-même. C'est assez déconcertant de s'en rendre compte ... Je pensais être guérie. En fait, c'est de pire en pire. Mais j'assume totalement. Et je pense qu'en être consciente, c'est déjà un pas de géant.

 

 

 

 

 

Allô, t'es encore là ?! Je t'ai bien fait chier aujourd'hui avec toutes ces conneries, hein ? Allez, demain on revient avec de la rigolade et des futilités, c'est quand même bien plus intéressant !

 

 

 

 

Je ne suis pas folle, vous savez ...

 

 

14 janvier 2010

Mais où est passé mon sourire Colgate ?

Dis donc, y'a comme un air de week-end prolongé par ici, non ?!

 

 

Je suis désolée copain, mais tu sais, en ce moment, c'est pas la joie. Et ce n'est pas que je n'ai pas envie de me confier à toi. Non, point du tout. C'est juste que je suis plutôt une rigolote comme fille, tu sais. Et quand il s'agit de raconter des trucs déprimants, bah je ne suis pas la meilleure.

 

 

Enfin, déprimant, déprimant, c'est vite dit. Ca ne vaut pas Haïti toutes ces conneries.

 

 

Mais bon, je ne vais pas t'emmerder avec des histoires de réflexions féminines pourrites, d'enfant ou pas d'enfant, de déménagement ou pas de déménagement, de projets ou pas de projet, de vacances ou pas de vacances, d'ambiance pourave dans mon home sweet home et de carrière professionnelle qui ressemble au désert de Gobi. Et en plus, ce putain d'épisode 12 de Desperate Housewives qui ne se télécharge pas ! Je suis maudite ou bien ?!

 

 

Ah non ! On ne s'apitoiera pas sur son sort, c'est pas le genre de la maison. Allez, on se met un coup de pied au cul, et fissa !

 

 

Pour la peine, on reviendra demain, avec du film chiant à mourir.

 

 

(définitivement, ce n'est pas une bonne semaine, on dirait)

 

 

 

 

Vivement ce soir, qu'on rigole avec les copines !

 

 

31 décembre 2009

Décembre, c'était mieux avant

Ce soir, décembre s'achèvera et emportera avec lui l'année 2009 ...

 

 

(comme entrée en matière, tu avoueras qu'on ne peut pas faire mieux)

 

 

(c'est-à-dire que je suis poète à mes heures, faut dire)

 

 

 

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Ca fait un mois que je potasse sur le sujet rédactionnel lancé par Ginie. Tu me connais, je ne participe au concours Paie ton décembre que par intérêt, vu que y'a des bagouses bling-bling-money-money à gagner !

 

 

 

 

Bon alors, décembre, pour moi, c'est quoi ?

 

 

Tout d'abord, un brin de nostalgie ... C'est vrai quoi ! T'as pas l'impression que Noël et tout ça, c'était vachement mieux avant ? Quand j'étais plus jeune, on prenait le temps de faire un beau sapin, de se réunir à quarante-douze autour d'un repas copieux, riche en calories et en crises de foie. Cette année, on était quatre et on n'a même pas bouffé de dinde fourrée ! Tout ceci m'amène à la conclusion que quand il n'y a plus d'enfant, Noël, la vérité, c'est tout pourave. Parce que Noël sans esprit de Noël, ça ne sert à rien, non ?

 

 

(en y pensant, je me demande si ce n'est pas un stratagème futé de ma mère pour m'inciter à faire des gosses, ça ...)

 

 

Mais décembre, c'est aussi un sacré trou dans mon portefeuille, du monde à chier dans les magasins, des prises de tête pour trouver le cadeau parfait, des déceptions en ouvrant certains présents, un ou deux kilos en plus, des grèves qui n'en finissent plus et un bouton qui décide de squatter mon menton pendant des semaines !

 

 

Mais alors, décembre c'est tout pourri on dirait ? Non, non, j'exagère. Mais faut pas oublier que je suis en dépression quand même !

 

 

Ah bah c'est sûr qu'avec tout ça, on va pas gagner le concours hein ! Mais bon, c'est pas grave, c'est pour faire plaisir à ma copine, celle qui vomit tripes et boyaux depuis une semaine ...

 

 

 

 

Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai une fête à préparer moi ...

 

 

18 décembre 2009

Toc toc

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Ma vitre, elle a chaud !

 

 

 

 

Une fois, je t'avais raconté à quel point les gens qui dorment dans les transports en commun ça pouvait me mettre sur les nerfs. Et on en avait conclu que j'avais des tocs bizarres.

 

 

Et ça ne s'arrange pas, tu sais.

 

 

C'est-à-dire que quand l'hiver pointe le bout de son nez avec son gros manteau blanc en poils de yéti, il n'est pas rare que les fenêtres, vitres et autre miroir grossissant (j'te raconte pas les imperfections d'ailleurs) s'embuent. Et je déteste ... que dis-je ?! JE DETESTE la buée !!!

 

 

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Déjà quand j'étais lycéenne et étudiante, je faisais chier tout le monde dans la classe pour qu'on ouvre les fenêtres, histoire que la buée disparaisse un peu (et accessoirement, aérer la salle. Faut dire que les jeunes puceaux, ça sent le fennec parfois). Mais ça me perturbe tellement que je ne pense plus qu'à ça. Du coup, j'ai loupé mon Bac trois fois !

 

 

Je ne saurais pas vraiment te dire en quoi la condensation me dérange ... Je pense que c'est parce que j'ai l'impression que c'est sale. Et tu connais mon autre toc pour la propreté et le ménage ! Et puis, il faut avouer aussi que j'ai peur du moindre frisotti dès que le taux d'humidité s'affole.

 

 

Alors voilà. Depuis le week-end dernier, mes vitres sont pleines de buée tous les matins et ça me rend folle. Du coup, malgré les -43° outside, je ne peux pas m'empêcher d'ouvrir en grand toutes mes fenêtres. Mon coloc' pète un plomb, mon canapé est gelé et moi je frise l'hypothermie, mais je n'arrive pas à me contrôler !

 

 

Sinon, je me soigne ...

 

 


Je ne suis pas folle, vous savez !